J’ai décidé de prendre part au Bromont Ultra 2 semaines avant de décoller. Je m’y suis inscrit avec mon ami Marc-André et sa gang de loups de La Meute – Entraînement plein air au 80km par équipe. Comme je pensais avoir bien récupéré de l’UTHC, je me dis: Pourquoi pas?!

8 octobre 2017, 1h56. Mes yeux ouvrent, je suis couchée dans le coffre de mon char (mon condo de fortune pour la fin de semaine que j’ai tendrement nommer: Subaru Condo). À 1h56, laissez moi vous dire qu’il fait noir comme chez le loup (malgré le spot qui éclaire tout le stationnement, dont ma chambre pour la nuit, j’ai oublié les rideaux). Le cadran ne devait sonner qu’à 2h30, donc je vis un peu de déception de me réveiller 30 minutes d’avance. Je décide de me lever et de me préparer.

Les yeux dans la graisse de bines, je m’habille (on se souvient que je dors dans mon coffre de char hen!?). Je me brosse les dents sur le bord de mon auto et je préparer mon stock pour partir. La réunion d’avant course à lieu à 3h15 et le départ est à 3h45. J’arrive sous le grand chapiteau vers 2h50. Je rejoins Caroline vers 3h15, qui avait récupéré les dossards.

Photo 17-10-08 03 29 38Vient le départ du 80km solo à 3h30. HOOOO que j’aurais aimé décoller avec eux. Un petit pincement au coeur (qui a pas duré bien longtemps, il faut l’avouer!). On se prépare à décoller. Le principe de la course en équipe, c’est de cumuler 80km avec tous les membres de l’équipe. Marc-André et moi prenions le départ pour 2 des 5 équipes de La Meute. Nous avions décidé de décoller avec une boucle de 12km suivi d’une de 25km. Petite journée de trail 😉

3h45, il fait noir encore. La lampe frontale est allumée, on est prêt. On décolle! Avec mon partner, on est parti avec Vanessa. Elle est stressée de courir cette distance. On devait la faire avec elle. La petite vlimeuse, elle était en feu, elle est décollée comme une fusée pas très longtemps après le départ! Marc-André traîne (depuis trop longtemps à mon avis) une blessure aux tendons d’Achille. 500m après être parti: ouais, ben ça commence à faire mal (hourra…). Il traînera cette douleur là (qui empire, bien entendu) jusqu’à la fin de la journée. On ne repartira pas pour le 25km ensemble. On va remanier les relais et terminer ça là. 

On poursuit notre chemin dans la noirceur, à la faible lumière de sa lampe frontale sur le bord de mourir (merci à mes batteries de rechange!) et de la mienne (qui n’a jamais vraiment très bien éclairé). Il fait un noir total dans le bois, sauf la lueur de la lune qui était presque pleine et cette des étoiles qui n’étaient pas cachées par les nuages.

Ces moments-là, c’est pour ça que je fais de la trail. Malgré la douleur de Marc-André, on a gardé le sourire. On a avancé tranquillement en profitant du silence de la nuit, brisé par seulement le bruit des grillons. Un beau parcours, des sections plus roulantes et des sections un peu moins (un peu casse cou quand il fait noir même pour quelqu’un comme moi à qui il manque BEAUCOUP d’équilibre).  Ces dans cet esprit qu’on termine le 12km, déçus de ne pas pouvoir repartir pour le 25km prévu initialement.

Je repars pour un 6km solo en attendant le prochain relais avec la remplaçante de Marc-André, Karine. Comme nous avions surtout marché, j’avais une GROSSE envie de courir. Je suis partie comme un fusée (pour l’heure qu’il était, j’étais une SUPER fusée :P). Beau 6km. parcours roulant, beau single track dans le bois, encore à la noirceur (pas de grillons ce coup là!).

Le soleil se lève tranquillement, c’est beau. Trop nuageux, mais beau. Il va nous en tomber une sincère tantôt vu la chaleur et l’humidité déjà présente à 5h30 le matin. Je termine mon 6km sans histoire, mais sans avoir mangé non plus. Arrivée à la zone de relais, je mange 2 bouchées de barre Clif, un morceau de melon d’eau et c’est reparti pour un 12km avec Karine.

Karine en est à sa deuxième course en sentier. On décolle molo (oubliez pas, j’étais une fusée tantôt!). Je commence à avoir les fessiers « tight ». Ça augmente dans les petites montées. Karine me dit que le début, c’est le moment le plus difficile pour elle, parfait, on commence molo! C’est spécial de refaire le même parcours, mais à la clarté cette fois-ci. Je le redécouvre, j’oublie que ça montait tant que ça, et mes fesses me font savoir qu’elles n’apprécient pas leur expérience.

Mon manque de manger se fait sentir. Je vois flou (tsé, comme si mes lunettes avaient tout à coup perdu leur force…). Karine est beaucoup trop fine. Je lui dis de continuer comme un chef, mais non, elle veut continuer avec moi, mes fesses raides et mes yeux flous. Je me reprend en main, elle m’encourage (ça devrait pas être l’inverse!?). On se fait prendre par l’averse. ÇA FAIT DU BIEN!!!Photo 17-10-08 08 38 36

On progresse comme des championnes jusqu’à la fin de la boucle de 12km, où je vais finalement rendre mon dossard. Karine va continuer avec la fusée du départ, Vanessa. Il est environ 8h30 et ma journée est déjà bien entamer (que je serais aller me coucher!!!). Je passe la journée avec les loups et Cynthia, cette pauvre chérie qui a eu le DNF le plus positif de l’histoire des DNF. Quelle belle gang, dommage que St-Jean-sur-Richelieu soit si loin, je m’entraînerais avec vous tout le temps sinon!!

14h30, je repars avec 3 autres gars pour le dernier 6km. Je part comme s’il y avait pas de lendemain (mes fesses ne m’en veulent plus, yééé!!). Les gars me suivent, mais je me vois contrainte de ralentir parce qu’à ce rythme, nous ne le finirons pas en équipe, alors je me calme. On refait le 6km que j’ai fait à la noirceur ce matin-là. Le sentier est beau aussi. On croise beaucoup de participants du 25km qui en sont à leurs derniers km.

Quelques mètres de la ligne d’arrivée, Marc-André nous dit que nous ne ferons pas de loop de 2km avec tous les membres des équipes, alors on décide de sprinter les derniers mètres. Quelle belle journée! Félicitations à tous ceux et celles qui ont repoussé leur limite cette journée là!

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Un sincère merci à tout ceux qui ont croisé ma route ce weekend, Éric, Marc-André, Audray, Éric, Cynthia, Benoît, Denis, Karine, Vanessa et tous les autres. Bromont Ultra, c’est certainement à refaire!

Pour revivre cette belle journée, c’est pas ici: https://www.facebook.com/lameutepleinair/videos/1459949270726690/

Une réflexion sur “Résumé du Bromont Ultra 2017: la bonheur de courir en équipe

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